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  Chroniques du Mont-Gargan  
 Un quartier à l'Est de Rouen - Par Dominique SAMSON 
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  Plaques de rues, mémoires d'une vie  
   
Comme dans beaucoup d’autres quartiers et villes, de quelques personnages oubliés, seule la rue garde le nom. Ainsi en est-il au Mont-Gargan. Voyons quelques vies singulières :

    
     

3 octobre 1928, jour catastrophique pour la marine de notre pays, un sous-marin français, l’ "Ondine", coule après une collision avec le vapeur grec "Ekatarina", au large des côtes espagnoles. Les 43 membres d’équipage périssent. Parmi ses victimes, il y avait deux anciens élèves du lycée Corneille, les enseignes de vaisseau Widmer et Renaud. Le conseil municipal de Rouen du 28 novembre 1929 donnera le nom de l’enseigne de vaisseau Renaud à l’ancienne sente Sainte Marguerite.

Nous sommes en 1853, le jour vient à peine de se lever. 18 500 broches se mettent en marche sur les machines à filer le coton. Impossible de ne pas réveiller les voisins de cette entreprise… la filature LEVEILLE. Elle produisait tous cotons écrus et teints et avait un dépôt rue du Gros-Horloge, au n°99. Après avoir été cédés à l’armée qui en fit un dépôt de matériel sanitaire, les bâtiments sont actuellement le siège des garages municipaux, avant qu’ils n’émigrent rive gauche. Que deviendront alors ces bâtiments ? Une cité de notre quartier porte le nom de cette famille de filateurs. Comme le temps file…

Terribles jours et nuits d’Août 1944 pour Rouen, ville martyre. Suite aux bombardements alliés, l’incendie était partout. Honneur aux pompiers et volontaires qui luttèrent contre les flammes, souvent au péril de leur vie. Ainsi en fut-il du sergent JOUIS, pompier à Rouen. Le conseil municipal en date du 16 novembre 1953 lui donna le nom d’une rue au Mont-Gargan. D’ autres noms rappellent la première personne qui construisit une maison dans la rue. Ainsi en est-il de CHAMBELLAN, DORIVAL, DUCLOS, LEGRIS, LANDRIEU, LEROY, LOUISE, LUCET et MOITTE. Nous parlerons plus particulièrement dans de futurs articles d’ANNIE DE PENE, l’écrivain, nous interrogerons LEONARD BORDES, le peintre, et rappellerons la mémoire du DOCTEUR GALLOUEN, mort en défendant les droits et la dignité des hommes, réfugiés juifs et anti-nazis allemands, pendant la dernière guerre.

© Copyright Dominique SAMSON - Septembre 1999

   
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